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Extrait : Gitane

… Des chiffres supprimés sur une page tournée Mon calendrier court avec le temps Je tisse une ville, un rocher percé Je repasse les vagues d’une mer plissée Je chante, je danse comme une gitane J’embrasse ma vie sans peine et sans regret …  

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Extraits : “Le train”

Les wagons filent à mes yeux Comme un négatif de photos Développées dans ma mémoire Une aile blanche comme un nuage Une autre noire comme un corbeau . . …La réunion se déroule bien. Les conversations coulent comme l’eau. C’est impressionnant! D’habitude, les communautés dites «arabes» ne s’entendent pas sur une même opinion.Je me souviens encore des congrès que les dirigeants des pays arabes organisaient en vue de sauver le Liban de son enfer. Outre les résultats qui ne soulevaient pas de solutions; les représentants des pays participants se contentaient de prononcer des discours invoquant des souhaits, des prières, des recommandations et rarement des solutions. Ils se réunissaient, discutaient et…

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Noir et blanc

La liberté .. Est-ce un mirage? Est-ce un voyage? Ce chemin invisible est de passage Je l’entends fredonner sur mes pages Soupirer comme la flûte rauque de mon père. Traîner, comme moi, l’oubli dans son exil Et chercher une résurrection à chaque réveil. .. Émancipée, j’exhume mes sens.. Sur une montagne de nostalgie, je plante mon arbre Face au soleil, j’ouvre mes paupières comme deux fontaines, Et trempe la mémoire cloîtrée de mon enfance .. Une à une, je retire mes images En noir et blanc, elles s’habillent Éteintes, elles cherchent la lumière Comme un enfant abandonné, Qui retrace, en vain, les pas disparus de sa mère .. Sur les…

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Montréal ..

(…) Je ne savais plus si j’étais à Beyrouth, à Montréal ou ailleurs ! J’écoutais mes pas claquer sur le quai du Vieux-Port de Montréal. Je fermais mes yeux et je n’entendais que les vagues qui lapidaient les parois de mon exil. Mon sang et ma peau n’étaient plus les miens. J’errais sur les rives de Montréal comme une fourmi accablée laissant derrière elle tout un passé mouvementé. Je n’étais qu’une toute petite graine de poussière qui cherchait un gîte, un atterrissage. Rien de plus. Je dévoilais au Fleuve Saint-Laurent tous mes secrets. Sa tranquillité réchauffait mon cœur qui grelottait sous les rafales de l’exil. Il me chuchotait : «Toi…

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Reconstruction !

(…) Comme Beyrouth. Sept fois détruite, sept fois reconstruite. Elle porte en elle sept âmes superposées. Toujours belle et vivante. Princesse éternelle de la Méditerranée, Beyrouth étreint les offrandes déposées sur ses paumes et murmure «jamais je ne vous abandonnerai mes enfants». La guerre n’a pu l’effacer tout comme elle n’a pu ôter les images flottantes de notre maison détruite quelques jours avant le décès de mon frère. Tout a été reconstruit et revenu, sauf lui, Gorguis. Nos murs ont été érigés avec les débris de ses souvenirs. Ensemble, mes frères et moi, avions cueilli ses éclats de rire un par un, jour après jour, pour décorer avec ces bouquets…

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Leila Gorguis dévoile les secrets de l’ombre et de la lumière de ses distances dans son recueil de poèmes « Je suis ici; je suis là-bas »

Sur un ton tantôt rebelle, tantôt serein et mélodieux, les poèmes de la Québécoise d’origine libanaise Leila Gorguis, relatent l’histoire d’une immigrée réincarnée dans une multitude de femmes. Dans «Je suis ici et là-bas», Leila porte la peau d’une Shéhérazade libérée de son mythe : «Pour longtemps, la femme de notre triste orient a été…

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